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Togo: Yves de Fréau rend un hommage à James Kunakey
13 septembre 2019   -   Par Kouamivi Sossou

À quelques heures de la veillée funèbre du journaliste sportif James Kunakey, les voix fusent de partout pour rendre hommage à l’illustre disparu comme le cas de Yves de Fréau. Lisez plutôt !

L’homme propose, Dieu dispose. C’est aussi vrai que le rythme du soleil, qui a l’habitude depuis la nuit des temps, de se lever à l’est et de se coucher à l’ouest. Rien ni personne ne peut briser cet ordre. Et lorsque démarrait le tournoi des Retrouvailles Dévégozan 2019, seul Dieu savait que le concepteur James Kunakey, ne serait pas à sa finale… Le thème de l’année, tel qu’il l’avait précisé au début de la compétition, était résolument tourné vers le renforcement de l’esprit de fraternité et de solidarité entre le peuple du canton de Baguida dans sa marche vers la communalisation…

James Kunakey
Il était presqu’arrivé, le frère et confrère. Mais sa course prenait fin quelques jours plus tôt, c’est-à-dire, le 28 août. Sa mission sur terre, venait de s’achever. James Kunakey était interdit par son destin, d’être encore parmi les vivants le samedi 8 septembre, jour de la finale de « son » tournoi des Retrouvailles… Et plus jamais, personne ne le retrouverait ni ici ni ailleurs. Il a juste fallu ce samedi que là, dans son jardin de Dévégo, ceux qui l’ont connu et aimé, lui rendent hommage pour ce qu’il était, ce que pour eux, il fit.

Sans doute que, dans son silence éternel, l’ombre de James qui planait, disait à l’assistance que l’homme a tendance à croire qu’il a quelque chose à faire dans cette vie, mais qu’en vérité, c’est sa plus grande erreur.

D’où venons-nous ? Qui sommes-nous et où allons-nous ?
François Valery a sans doute la réponse, lui qui disait que « l’œuvre la plus importante de chacun de nous, c’est sa mort ». L’homme nait, vit et meurt. Mais, mourir et retourner à la terre, pour certains acteurs, ne seront jamais une fin. Tout comme pour les artistes de la chanson, la voix de James ne nous manquera pas. Seuls nous manqueront ses pages sportives sur Radio Kanal FM, ses émissions en éwé les mardis, ses enquêtes pour arranger les situations perdues au départ, et surtout ses émissions sportives des samedis.

J’espère, James, que de là où tu as décidé de te retrouver, tu te souviendras de moi. Tu m’avais toujours appelé chef… Que les gens sachent aujourd’hui que je n’ai jamais été ton chef, on s’était juste connus un après-midi de 2001 sur le terrain de Baguida ; tu étais juste derrière moi et tu me disais que tu adorais ce métier de journaliste sportif, et que tu aimerais le faire. Je t’avais laissé le micro, le temps d’un instant, puis j’avais compris que ce n’était pas ta première fois de tenir cet objet noble… Souviens-toi, James.

Souviens-toi aussi qu’en 2010, année d’une certaine élection présidentielle dans notre pays, quand j’ai été affecté quelque part, loin de Lomé, par le président-fondateur de Radio Sport FM, ou à défaut, quitter « sa » radio, c’était toi qui m’avait tendu la main. Tu me disais, « on ne peut empêcher une valeur comme toi, de s’exprimer ». J’étais devenu ton collaborateur des samedis sur Kanal FM. Avec tout le bonheur qu’on vivait, tout ce qu’on partageait, tout ce qui suivait après les émissions… J’avais alors appris à mieux te connaitre. Tu étais plein de joie de vivre. Tu aimais les belles choses de la vie.

Aujourd’hui, tu n’es plus. Mais avant ça, on sentait que tu avais déjà perdu beaucoup de choses : ton sourire, ta joie de vivre, ton audace, tes blagues. Tu avais perdu même jusqu’à ta douce colère…toutes ces choses qui ont fait qu’on t’avait surnommé « Togbui ».
Oui, aujourd’hui, Togbui, tu pars installer ton trône loin de nous. Tu pars loin, quittant ta famille, ta femme, tes enfants, tes proches, tes frères, confrères, consœurs et amis. Tu t’ajoutes ainsi aux autres victimes de notre sacro-sainte société. Un drôle de société qui aime souvent chérir les morts que de s’occuper des vivants. Et ça, tu le savais plus que moi, toi qui as passé ta vie à servir plus qu’à te faire servir. Je termine en te soufflant, James, qu’à ton départ, le confrère Eli Goka de Radio Metropolys a fait une réflexion que je te dis tout bas ; personne d’autre ne doit l’entendre : « Le journalisme au Togo, est si indigent que ceux qui l’ont choisi, ont souvent de la peine à aller manger une fois l’année dans un restaurant avec leur petite famille ».

Va, frérot, et partage cette réflexion d’Eli Goka avec les anges au Ciel ! Et n’oublie surtout pas de leur dire aussi que c’est, 36 heures après l’appel du Bureau Exécutif du Syndical National des Journalistes Indépendants du Togo (SYNJIT) pour une recherche de fond devant faire face aux dépenses de ton hospitalisation au CHU de Lomé, que tu as décidé de te rendre. Sans de quoi écrire, sans papier et sans micro.

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