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Togo: les génies attaquent-ils les élèves à Sokodé?
08 février 2019   -   Par Kouamivi Sossou

Depuis quelques jours circulent sur la toile et les réseaux sociaux une vidéo montrant les jeunes filles en transe à Sokodé.

Pour certains elles manifestent des crises d’hystérie, et pour d’autres des détresses respiratoires. Malheureusement, loin d’être un événement isolé ou unique, spécifique à la ville de Sokodé comme on le croit depuis hier, des faits similaires se seraient déroulés dans d’autres pays africains notamment, le Gabon, le Cameroun, le Sénégal et le Burkina Faso comme le souligne un article daté de 2014 de Aboubacar Barry intitulé “ Version féminine du malaise juvénile dans les villes africaines, réflexion clinique et anthropologique autour d’un nouveau phénomène social”.

Si personne ne semble être en mesure d’expliquer le phénomène de Sokodé ou dans d’autres villes touchées, quelques éléments semblent être d’une récurrence indéniable : le phénomène touche presque exclusivement des jeunes filles de la même tranche d’âge (14-17), collégiennes ou lycéennes à l’exception d’un seul cas masculin rapporté au Burkina Faso.

Il se produit sous forme de crise collective dans une même ville, un même établissement scolaire. Il s’arrête sans grande explication pour se manifester ailleurs.

Devant l’inconnu, comme presque toujours, la majorité des regards sont tournés vers Sokodé et dans les autres villes. Comme le précise aussi l’article de Barry, il évoque des explications mystiques, divinatoires. Loin de réfuter cette approche qui à le mérite d’exister, il est tout de même étrange qu’avec toutes les ressources humaines universitaires, transdisciplinaires que disposent ces pays touchés, aucune équipe de recherche ou de laboratoire ne se soit saisie du sujet ou même que les pouvoirs publics n’aient cherché à conjuguer des efforts régionaux pour chercher à comprendre ce qui explique un tel phénomène depuis des années que celà se produit à intervalles irréguliers mais récurrents.

L’Afrique ayant toujours été le terrain de jeux par excellence des multinationales (alimentaires, pharmaceutiques, militaires etc.) qui ne se privent pas d’utiliser nos villes comme des laboratoires à ciel ouvert pour leurs expériences, ci-joint un article de wikipédia détaillant les différents incidents notés, travailler par nous-mêmes à comprendre ce phénomène ne serait que d’utilité et de salut public.

On pourrait par exemple se demander si c’est un phénomène qui s’est aussi reproduit ailleurs, sur d’autres continents.Et Si c’est spécifique seulement à l’Afrique, l’Afrique francophone. S’il y a des spécificités géographiques, physiques, humaines communes aux régions, aux villes touchées. Alors quels sont les produits de consommation destinés exclusivement à cette tranche de la gente féminine touchée? Quelles missions dites humanitaires sont déjà passées dans ces zones ? Quels produits pharmaceutiques, contraceptives, préventifs ou curatifs sont communément utilisés par les jeunes filles de cette tranche d’âge dans ces régions ?

Autant est-il possible que ce phénomène ne soit en rien inquiétant et que l’approche mystique soit tout ce qu’il faut pour le résoudre, autant l’inverse l’est aussi. Ne rien faire et laisser le fatalisme et la naïveté légendaire qui caractérise le plus souvent notre relation aux autres prendre le dessus peut s’avérer au réveil être douloureux. Jouer à la roulette russe avec la santé publique ne doit pas être notre approche de ce phénomène. “Celui qui s’est fait une fois mordre par le serpent, craint le vers de terre” dit-on…
Rien n’est tout à fait blanc ou noir.

Sosthene Houmey-Hakeh

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